UNSA IESSA impression UNSA IESSA

La DTI - Vitale pour la DSNA

Problèmes financiers :

La DTI vit actuellement de graves problèmes financiers. Ils ont une incidence sur les systèmes à venir, mais aussi sur les systèmes en service. A court terme, ce sont les services techniques qui en subiront les conséquences.

Il ne nous appartient pas de juger les causes de ces problèmes. Mais ce fait est troublant quand au même moment on annonce chaque semaine des records de hausse de trafic, donc de perception des redevances. Les contraintes réglementaires, et notamment la LOLF, empêchent malheureusement d’utiliser ce trop-perçu pour résoudre ces problèmes. Mais il devient difficile d’expliquer dans le même temps aux agents de la DTI que leurs projets sont bloqués ou retardés.

La DTI doit être très rapidement remise en ordre de marche. Il en va de la santé de l’ensemble notre système ATM/CNS.

Achat sur étagère :

La DSNA a choisi de s’orienter de plus en plus vers des achats dits « sur étagère » de produits sur le marché pour armer ses systèmes de la navigation aérienne. Ceci peut, bien sûr, générer de fortes économies de développement. Mais ce principe est acceptable à deux conditions :
-  1. La rédaction du CCTP et la gestion du marché doivent être particulièrement travaillées afin que le produit réponde convenablement aux besoins opérationnels.
-  2. La DTI doit rester l’interface possédant une expertise entre les services techniques et l’industriel. Et ce aussi bien pour les évolutions des besoins que pour le suivi et le traitement des faits techniques.

Nous craignons pour le projet VIGIE en particulier, qui doit être déployé sur de nombreux sites, que les services techniques se retrouvent bien seuls et désarmés face à un industriel en situation de monopole national et ayant pour seul objectif d’écouler sa marchandise.

De même certains projets, très avancés, sont abandonnés par la DTI ; les centres opérationnels en attente de ces produits, devront-ils, chacun de leur côté, pallier à la défection de la DTI ? S’engager eux-mêmes sur les tâches dévolues habituellement à la DTI pour le suivi de ces équipements ?

La DTI doit se doter d’une configuration de test et de l’expertise adaptée afin d’épauler les services techniques. C’est une de ses principales missions.

Frais de mission :

S’il est un service où les agents font beaucoup de déplacements professionnels, c’est la DTI.

La nouvelle « politique de voyage » décidée par la DGAC en juillet 2007 a été mise en œuvre à la DTI avec un zèle particulier : Obligation de fournir un justificatif à chaque repas, certains d’entre eux n’étant même pas acceptés !! Cette note est plus restrictive que l’arrêté DGAC qui est lui-même plus restrictif que le décret ministériel qui ne demande aucun justificatif de repas.

La DTI doit retirer cette note provocatrice sur les frais de mission afin de cesser la démotivation des personnels.

Cohérence encadrement :

Lors de la réorganisation de la DTI, la DSNA a souhaité la création d’un pôle IGC (Infrastructures et Génie Civil) afin d’avoir une expertise propre à nos besoins, bien spécifiques. Le poste d’adjoint au chef de pôle, actuellement vacant mais précédemment occupé par un IESSA, serait en voie d’être pourvu par un ITPE. Or ce poste n’a pas été ouvert en CAP interne à la DGAC. Cette gestion des postes qui ont une fonction d’encadrement sur des personnels DGAC ne nous convient pas.

Si on doit aller chercher de l’expertise en dehors de la DGAC, nous n’y sommes pas opposés, mais pour occuper une fonction d’expertise, pas d’encadrement.

La DTI doit ouvrir le poste « adjoint chef de pôle IGC » aux agents DGAC.

Motivation experts :

Les fonctions d’expertise à la DTI sont occupées principalement par des IESSA. C’est le cœur de notre métier. L’investissement en temps et en formation est important pour qu’un expert soit pleinement opérationnel. Aussi la DSNA doit mettre en œuvre des mesures afin de stabiliser ces personnels.

L’UNSA-IESSA a fait des propositions concrètes et réalistes de déroulement de carrière motivant pour les IESSA de la DTI. Nous sommes prêts à continuer à travailler en ce sens à condition que l’administration locale joue un rôle moteur.

La DTI doit exploiter les moyens proposés pour motiver les experts DTI.

La DSNA doit maintenant donner une impulsion forte à la DTI afin de redonner confiance au personnel DGAC qui y travaille. Les paroles ne suffisent plus, il faut des actes concrets. Un climat incertain entraine à court terme une hémorragie des personnels :

La DTI ne mérite pas cela.

La DSNA ne peut pas se le permettre.

L’UNSA-IESSA est prêt à travailler pour proposer des solutions qui permettront d’avancer et de donner une nouvelle motivation aux personnels.

Nous attendons un partenaire.


logo DOCUMENT 942
La DTI - Vitale pour la DSNA
04/10/2007
(PDF, 106.8 ko)


Dans la même rubrique
UNSA IESSA - http://www.iessa.org