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Négociations protocolaires : un premier bilan alarmant

Protocole déstructurant ou protocole de fondation ?

Un protocole déstructurant

Après quelques réunions pré-protocolaires houleuses, et dans un dialogue social qui n’est plus qu’une parodie de négociation, l’UNSA-IESSA & l’UNSA-ICNA constatent qu’en guise de « protocole blanc », la DGAC compte nous en faire voir de toutes les couleurs ! Au menu :
-  de la RGPP : baisse déraisonnable des effectifs, corps unique d’encadrement avec le risque d’extinction de corps entiers, dont celui des IESSA !
-  de l’Europe libérale : fusion de services, délocalisations (Centre Tri-National), et reclassements (GT « détachement »).

Ceci est inacceptable.

Il faut traiter les vrais problèmes !

Ce protocole doit traiter les vrais problèmes pour que la DGAC puisse affronter sereinement son avenir, en particulier Européen :
-  Politique ambitieuse sur les espaces inférieurs, notamment en moyens humains et techniques, afin de restaurer plus d’équité entre l’En-Route et l’Approche
-  Modèle intégré ATM/CNS associé à une politique de maintenance cohérente.
-  Reconnaissance de l’Expertise Opérationnelle, seule à même de sortir les projets majeurs de l’ornière et permettre à la DSNA de tenir sa place dans SESAR et sur la scène européenne

Mais la DGAC refuse d’aborder ces vraies problématiques et préfère maintenir, pour complaire à ses partenaires syndicaux, un GT « Détachement » chargé d’expliquer aux personnels comment ils devront troquer leur statut et leurs conditions de travail contre des « Garanties Sociales » (chèques cadeaux Eurocontrol ? Actions du Centre Tri-National ?), qui n’engageront que ceux qui voudront bien y croire.

Pour l’UNSA-IESSA & l’UNSA-ICNA, les seules garanties qui tiennent sont le maintien de nos statuts dans la Fonction Publique d’Etat et l’unité structurelle de la DGAC.

Construisons un FABEC socialement responsable

Pour construire un FABEC acceptable, nous devons dépasser les clivages syndicaux et proposer des alternatives viables à la consolidation et à l’externalisation, deux dangers inévitables dans les scénarios d’alliance et de prestataire unique.

C’est par la coopération, opérationnelle et technique, que le FABEC se matérialisera et pourra dégager de vrais gains, autres que purement économiques. Ce mode de construction est le seul socialement responsable et qui respecte les spécificités de chacun.

Pour un accord majoritaire

Une majorité nette des OS et des personnels s’oppose à un rapprochement des prestataires du FABEC, qui signifierait la fin de nos statuts et la dégradation de nos conditions de travail.

Mais la DGAC fait fi de cette opposition et recherche clairement un accord minoritaire avec certaines OS, celles qui sont à son écoute.

Aujourd’hui, l’ensemble des services techniques et des IESSA s’opposent à cette mascarade. De même, dans les salles de contrôle, le doute s’installe.

L’heure n’est pas à la capitulation, mais au rassemblement.

La DGAC doit écouter enfin ses personnels.
A défaut, elle devra s’expliquer face à l’agitation sociale qui se profile...


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Négociations protocolaires : un premier bilan alarmant
08/12/2009
(PDF, 90.1 ko)


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