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Quelle crédibilité pour la France ?

Le 11 janvier, à la veille d’un préavis de grève, le Secrétaire d’Etat aux Transports écrivait :

« La France s’inscrit donc dans une démarche qui puisse aboutir à la création d’une organisation intégrée de la prestation de services de navigation aérienne au sein du FABEC en respectant les principes suivants :
-  Il devra être construit, sous forme d’un service public, de la navigation aérienne ;
-  Sa construction devra être réalisée et validée en concertation avec les personnels et les partenaires sociaux et son statut donner une grande place au dialogue social ;
-  Les personnels de la DGAC pourront garder leur statut de fonctionnaire des corps de la fonction publique d’Etat en vigueur à la DGAC, maintenir leur mobilité à travers ses différentes directions et être intégrés aux structures européennes du FABEC en y étant mis à disposition ou détachées.

Les modalités politiques, juridiques, opérationnelles et sociales de cet organisme intégré selon les principes ci-dessus, seront au coeur des discussions de ce nouveau protocole DGAC. »

Le 4 février, à l’issue du conseil des ministres Franco-Allemand, l’Elysée écrit :

« Nous coopèrerons en vue de renforcer l’efficacité de la navigation aérienne en Europe du point de vue des coûts et de l’environnement, en signant un accord entre nos deux Etats sur la création du Functional Airspace Block (FABEC) en 2010, devant être ratifié d’ici 2012. »

Il n’est pas nécessaire d’être fin diplomate pour constater que le 2ème texte est beaucoup moins précis que le premier. Visiblement, la volonté de la France de fusionner rapidement les prestataires n’est pas partagée par notre principal partenaire du FABEC : l’Allemagne. C’est fréquemment le cas lors de la construction européenne : les intérêts nationaux résistent et freinent les volontés des quelques politiques trop empressés.

Nous demandons au Secrétaire d’Etat aux Transports de revenir à une rédaction de sa vision du FABEC plus en adéquation avec la réalité. Les personnels de la DGAC ne veulent pas du FABEC fusionnel, l’Allemagne ne semble pas non plus en vouloir.

Mettons-nous autour de la table et ouvrons la porte aux discussions sur le type de construction du FABEC plutôt que de la fermer avant de commencer les discussions.

Les jeux ne sont pas faits,
Une solution partagée par tous est encore possible.


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Quelle crédibilité pour la France ?
08/02/2010
(PDF, 93.2 ko)


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