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Etats Généraux IESSA

A chaque étape de la tournée de communication protocolaire, le DGAC et le DSNA évoquent la création d’Etats Généraux IESSA. Le principe est intéressant et peut paraître constructif mais la prudence est de mise. En effet, après les difficultés qu’a traversées le dialogue social au 1er semestre, l’administration doit d’abord nous apporter des gages de sa bonne volonté.

Etats Généraux
Etats Généraux
5 mai 1789

Régler le passif.

Pour restaurer un début de confiance indispensable dans le cadre d’états généraux, l’administration doit respecter ses engagements du protocole précédent :
-  Rétroactivité des mesures liées aux réorganisations de ST et gestion des Emplois Fonctionnels en supervision telle que prévue dans les GT protocolaires.
-  Lancement de la mise en oeuvre de la licence et des instructeurs licence.
-  Gestion transparente de l’ensemble des emplois fonctionnels.
-  Un vrai bilan des Recrutements prévus et réalisés.

Renoncer à une politique purement comptable :

Supprimer les sections monopulse des CRNA pour les regrouper sur 2 sites : Ce projet qui a plus de 20 ans n’a aucun sens opérationnel à l’heure où on développe ce type de maintenance dans les SNA (Roissy, Nice, Marseille, Toulouse et Lyon).

Annoncer que la DGAC est consciente et fière de la spécificité Française d’un important maillage de terrains de taille moyenne et en même temps programmer la disparition des IESSA de Brest, Ajaccio, Bastia, Clermont- Ferrand, Pau, Beauvais, etc. est incohérent et dangereux.

Que deviennent alors la continuité territoriale et le service public défendus par cette même DGAC devant nos élus ?

Diminuer les effectifs dans les CRNA sous couvert de réorganisation MO remet totalement en cause l’esprit du dernier protocole qui prévoyait les réorganisations, à effectif constant, en vue de dégager du temps MS pour les grands projets techniques.

Diminuer le nombre de superviseurs au CESNAC est aberrant pour la DSNA au vu des enjeux européens dans le domaine structurant des réseaux longue distance.

La DGAC doit abandonner cette politique.

Ecouter ? Oui, mais surtout accepter d’entendre et de comprendre.

Si les états généraux ont pour unique but d’écouter les IESSA pour les occuper et faire redescendre la pression dans les services techniques, l’administration va directement à l’échec.

Pire, si les états généraux ont pour objectif de permettre la mise en oeuvre des choix arrêtés pour les IESSA et les services techniques par les défenseurs de l’actuel texte du procotole, l’administration va au blocage avec les Services Techniques.

L’urgence est au dialogue constructif : La DGAC ne doit plus rester sourde à l’expression du pronfond malaise des IESSA. Des réponses concrètes doivent être apportées pour :
-  Définir et consolider le périmètre d’activité des IESSA dans les différents services de la DGAC (SNA, CRNA, ENAC, DTI, DSAC, Administration centrale...) ;
-  Reconnaitre notre haute spécificité ;
-  Etablir de réels contrats de service assurant une cohérence entre les contraintes de services et les exigences opérationelles ;
-  Faire cesser les agressions que subit chaque jour le corps IESSA par d’autres corps de la DGAC ;
-  Renforcer l’accès des IESSA vers les postes à responsabilité sans imposer un changement de corps ;
-  Utiliser à bon escient les compétences de notre corps et lui assurer un avenir dans le FABEC. ;
-  Définir les passerelles permettant l’export de l’expertise IESSA hors de la DSNA notamment vers la DSAC.

L’UNSA-IESSA est, par principe, favorable à la discussion surtout lorsqu’il s’agit de dessiner l’avenir des IESSA. L’UNSA-IESSA y sera actif si le dialogue est sincère, et saura s’opposer avec force s’il s’agit seulement de vouloir faire passer des pilules.

Les discsussions protocolaires et l’entêtement de la DGAC sur un utopique FABEC fusionnel nous incitent à être très vigilants.


Etats généraux ; REX.

Dans le passé un célèbre dirigeant avait voulu organiser des états généraux dans le but de mieux canaliser le mécontentement de ses sujets.

Derrière une volonté affichée d’écouter et de comprendre se cachait juste une volonté de calmer le jeu sans rien changer à l’essentiel. Une grande réunion fut organisée pour conclure cette « farce ». La date : 5 mai 1789. Le dirigeant : Louis XVI.

De vrais états généraux IESSA : Oui.

Dans le cas contraire, attention aux conséquences  : Des projets techniques majeurs pourraient en perdre la tête.


Agenda des états généraux :

L’agenda des états généraux n’est pas encore donné de façon précise, mais les déclarations du DGAC et du DSNA permettent de se faire une idée du rythme et de la durée :

Début des états généraux : dernier trimestre 2010.

Fin : Juin 2011.

Application des premières mesures en 2012.

Tout ceci est à mettre en parallèle avec l’agenda du FABEC qui décidera de sa structure définitive en décembre 2012.


logo DOCUMENT 1477
Etats Généraux IESSA
29/09/2010
(PDF, 255.1 ko)


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