UNSA IESSA impression UNSA IESSA

CAP IESSA : Etat des lieux

Cette dernière campagne de mutation est une nouvelle fois l’occasion de mettre en évidence les améliorations qu’il est urgent d’apporter à la gestion du corps des IESSA.

Des critères inadaptés

Depuis plusieurs CAP, les candidats à certains postes d’expertise ou d’encadrement intermédiaire sont de plus en plus jeunes en terme d’ancienneté dans le corps. Ce phénomène est sans doute dû à des cursus antérieurs à leur entrée à la DGAC ou à des projets professionnels plus orientés, mais aussi à l’évolution constante du niveau des recrutements et à l’aspiration légitime des IESSA de vouloir accéder à des postes de plus en plus élevés. Ils sont désireux d’évoluer sur des fonctions plus spécialisées (expertise à la DSNA, DTI, SDPS...) après avoir passé quelques années en alternance MO/MS. Or aujourd’hui, le critère d’ancienneté P+3 appliqué à ce genre de poste ne leur permet pas d’y accéder, même à titre dérogatoire en l’absence d’autre candidat. Ce critère est statutaire, ces fonctions sont considérées comme « ... encadrement de service ou de partie de service ». Cette tendance grandit depuis plusieurs campagnes de mutation.

Il nous paraît donc opportun d’ouvrir rapidement une réflexion sur la définition de ces postes afin de lever cette contrainte dans certains cas.

Des recouvrements abusifs ...

A la veille du lancement des différents GT sensés discuter du métier et de l’avenir des IESSA, l’administration agit tout autrement : dès qu’il s’agit de travailler en amont des ouvertures de postes en recouvrement, l’automatisme d’une note du DGAC reste de rigueur et empêche toute réflexion objective sur la répartition des tâches au sein de la DGAC. Ainsi, sous couvert de nécessité de gestion d’un sous-effectif chronique dans certains services comme la DTI ou la DO/EC, l’administration ouvre systématiquement à large recouvrement des postes dont la spécificité et le profil très technique sont pourtant clairement décrits.

L’effet le plus néfaste est la banalisation de ces postes aux yeux des IESSA alors qu’ils sont à la clé d’importants projets techniques.

... Et inégaux

Le nombre croissant de postes ouverts à recouvrement met en évidence un autre point qu’il est urgent de régler : les critères de candidatures sont totalement inégaux entre les différents corps.

Par exemple, sur un certain nombre de postes estampillés « encadrement » par l’administration, les IESSA doivent au minimum être P+3, tel que défini dans notre statut, alors que sur un même poste le corps des TSEEAC n’a aucune contrainte si ce n’est qu’on leur recommande d’avoir leur deuxième qualification. Ce qui signifie que lorsqu’un TSEEAC remplit les critères 4 ans après sa première affectation, un IESSA doit attendre 7 ans. S’il n’est pas choquant de prévoir certains recouvrements sur des postes où l’expérience opérationnelle technique n’est pas un critère majeur, il faut néanmoins reconnaître aux candidats toute leur valeur professionnelle acquise tant par leur niveau d’études que par leur parcours professionnel. ... Face à ce constat, nous avons fait des propositions à l’administration et attendons une réaction sur ce rétablissement d’équité.

Manque d’attractivité de certains postes ou services

Pour chaque campagne de mutation nous constatons que de nombreux postes à l’ENAC et à la DTI n’ont pas de candidats. Les emplois dans ces deux services hautement stratégiques pour la DGAC ne font guère rêver les IESSA. Nous avons soulevé une nouvelle fois ce point auprès de l’administration, qui ne propose toujours pas de solution, mais se contente de se nourrir de forts espoirs dans les Etats Généraux... Pendant ce temps l’ENAC cherche à pallier au manque en supprimant des formations continues et en recrutant des contractuels pour les formations RNAV et autres. La plus value apportée par un IESSA ayant vécu l’opérationnel est énorme lors des formations initiales et continues. L’aurait-on oublié ? Les IESSA ont toutes les compétences, il faut simplement se donner les moyens de les attirer à l’ENAC !

Etats Généraux, quelques pistes ...

L’administration vient de lancer les Etats Généraux IESSA. Nous souhaitons que certaines réponses soient apportées à ces problématiques :
-  Permettre aux jeunes IESSA d’accéder aux postes d’encadrements et d’expertises, en modifiant les critères d’accès à ces fonctions.
-  Régler les problèmes liés aux recouvrements des postes : il faut d’avantage travailler, en rapport étroit avec les besoins des services, sur les profils de ces fonctions.
-  Valoriser réellement les postes d’expertise et d’instruction (ENAC, DTI, DO/EC, Installations...) afin de régler les problèmes d’attractivité des services dits « non opérationnels ». Ces services sont aujourd’hui en déficit d’effectifs alors qu’ils sont incontournables pour l’avenir de la DGAC.

La CAP IESSA à recouvrement a su retenir à justes critères des IESSA dont les compétences et les parcours professionnels sont reconnus. En supposant que les autres CAP aient travaillé de même, nous attendons que la CPE choisisse le meilleur des candidats avec toute la rigueur et l’équité qu’elle se doit d’appliquer.


logo DOCUMENT 1514
CAP IESSA : Etat des lieux
08/12/2010
(PDF, 1.1 Mo)


Dans la même rubrique
UNSA IESSA - http://www.iessa.org