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Prendrait-on les IESSA pour des imbéciles ?

Alors que débutent les Etats Généraux des IESSA qui ont pour objectif, nous dit-on, de définir la profession pour les prochaines décennies et construire les services techniques de demain, la DSNA et la DGAC prennent des décisions arbitraires et préparent des réorganisations de services structurantes.

Comment ne pas être interpelé par la précipitation du Chef du CESNAC à réorganiser son service ?

Il propose, sur un coin de table et en 3 ou 4 réunions (fin prévue le 15 février), de transformer le CESNAC pour le préparer à être le futur « centre de supervision CNS (supervisions des réseaux nationaux, Data-link et plus tard radars et moyens RNAV) » et ceci « dans un souci d’efficacité et d’optimisation des effectifs ».

À peine réorganisés phase 2, les IESSA du CESNAC doivent abandonner, de toute urgence, les fonctions de STM et RSO, revenir sur leurs rythmes de travail et tout ceci pour appliquer la RGPP ?

L’administration avance à visage caché ; quelles sont donc ses réelles motivations ?

En agissant ainsi, l’administration présente le CESNAC comme un « prédateur » dont l’objectif est de prendre la main sur la supervision des systèmes des autres centres opérationnels. Ces manigances ne viseraient-elles pas à diviser les IESSA sur le sujet des grandes évolutions techniques ? le résultat n’en serait que plus dommageable pour la DSNA. La supervision technique est l’affaire de tous les IESSA, elle doit être organisée de manière globale, cohérente et réfléchie.

Elle ne doit pas être un alibi pour des egos de chefs de service.

Les états généraux doivent rassembler les IESSA autour d’une vision commune qui permettra à la DSNA de se renforcer et de redevenir un exemple et une force de proposition dans le FABEC.

Les IESSA du CESNAC ne partagent pas le projet de l’administration de centraliser les supervisions CNS des CRNA et SNA en un unique lieu.

L’administration doit rendre des comptes sur de tels agissements.

Les états généraux ne seront pas une chambre d’enregistrement, l’UNSA-IESSA y veillera.


Solidaires avec les IESSA du CESNAC.

RENAR/IP est une révolution. Pour bien appréhender un tel projet, il faut bien sûr des équipes d’IESSA bien formés, mais aussi un effectif suffisant en maintenance opérationnelle et un outil de supervision de qualité. Sur ces deux derniers points, on ne peut pas dire que la situation soit bonne au CESNAC :
-  Aucune évolution du projet reconnaissant le besoin d’un troisième superviseur. L’administration ne veut pas fournir les effectifs supplémentaires indispensables pour prendre en charge les nouvelles fonctionnalités du réseau RENAR/IP.

-  L’outil de supervision est loin d’être performant et ne permet pas au superviseur de remplir correctement son rôle. Si RENAR/IP était installé dans ces conditions, tous les services de la DSNA en pâtiraient. Les IESSA doivent repousser la mise en place d’une supervision à bas coût.

Soutenons les IESSA du CESNAC dans leur combat pour une supervision de qualité.


logo DOCUMENT 1528
CESNAC - RENAR-IP
30/01/2011
(PDF, 127.9 ko)


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